SPELEOLOGIE, CANYON, ESCALADE, VIA CORDATA
Participants : Yves, Seb, Joan, Jordi, Hervé, Dédé, Paul, Richard, Arthur, Félicie, Marie, Benoit, Chantal, Alain Michel, Laure
Une destination encore inconnue des Aragnous ! Aux confins du Lot, de la Dordogne est de la Corrèze. Ce camp est en grande partie organisé par Yves qui nous a trouvé une superbe et très grande maison en location, à proximité du village de Lagleygeolle (proximité relative car la maison est très isolée !)
Samedi 26 juillet : Igue de Saint Sol. (grande classique du causse de Gramat)
Pour cette première sortie nous sommes 9 participants. Hervé se rend compte qu'il a 2 pieds gauches ! (du moins pour les chaussures). Les chaussures de rando devrons faire l'affaire !
Un P70 avec juste un fractio à -20 et le reste plein pot. Le puits est vaste, en bas on peut visiter une galerie fossile bien concrétionnée, sur 550m. Au fond, un véritable musée de la sculpture sur argile !
Pendant ce temps le reste du groupe visite Rocamadour, puis nous nous retrouvons à Collonge-la-Rouge pour déambuler dans ce magnifique village et manger une glace.
Dimanche 27 juillet : La Croze à Rolland
Une jolie traversée d'environ 3 heures; Nous équipons au préalable la sortie, puis descendons par l'entrée, jusque là tout va bien ...Nous déséquipons les petits ressauts. Arrivés au plus grand puits nous hésitons : on déséquipe ou on revient chercher la corde ? Nous décidons de laisser équipé. Le parcours est joli, ponctué d'un passage bas humide. Au bout de 3 heures de progression nous arrivons en bas des puits de sortie, mais pas de corde. Nous cherchons ailleurs mais il n'y a pas d'autre solution, c'est bien là. Arthur qui est bon grimpeur arrive à aller voir plus haut, mais il y a encore des puits ... et toujours pas de corde ... Nous reprenons la topo et le descriptif, et là surprise, il est bien écrit noir sur blanc qu'il y a plusieurs puits et pas un seul à équiper ! Tant pis pour nous, il faillait mieux étudier le descriptif. Demi tour. Heureusement que la traversée n'était pas très longue ... Et surtout que nous n'avons pas déséquipé la grande longueur ...
Lundi 28 juillet : Event de Mirandol (compte rendu d'Yves)
"Participants : Richard, Félicie, Seb, Arthur et Yves
Nous avions pris rendez-vous à 10h chez Hervé Lacarrière pour récupérer la clé de la cavité. Il habite sur la commune de Martel, à 2km du trou.
Très accueillant, il nous offre le café et nous donne quelques informations sur l’Évent de Mirandol.
On se gare ensuite le long de la voie ferrée métrique du petit train touristique, 200m avant le tunnel. La cavité, protégée par une grille cadenassée, s’ouvre sur la droite de cette voie, peu avant le tunnel. Il faut faire attention si un train arrive !
11h30. On démarre l’exploration en installant, dès l’entrée, la C60 qui équipera les premiers puits, les suivants étant déjà équipés en fixe. Pas de difficulté pour descendre et on arrive à la petite rivière avec, à gauche, un siphon et, à droite, la rivière qui coule vers l’aval. Ici la galerie est très vaste. Une petite salamandre nous accueille.
On part donc sur la droite jusqu’à un très gros chaos.
Hervé L. nous avait dit de contourner ce chaos par la gauche pour la suite sur réseau. Mais, on a beau le contourner, l’examiner de bas en haut, on tombe sur un siphon sans suite !!!
Retour à la base des puits où l’on aperçoit, sur le côté droit du siphon, le départ d’une galerie très, très boueuse. La suite en par là avec souvent de la boue jusqu’aux genoux !
Peu après, on retrouve la petite rivière qui a creusé cet immense canyon souterrain atteignant parfois 70m de haut. Ici, la progression est aisée. C’est grandiose !
A mi-parcours, on tombe sur le chaos avec, sur la gauche, une corde facilitant le contournement. Poursuite du parcours dans la rivière peu profonde (jusqu’aux genoux au maximum), avec quelques grosses coulées stalagmitiques. On parcourt ainsi 3km avant de faire demi-tour, le siphon terminal étant peu après.
17h30. Sortie de cette belle cavité peu avant le passage du petit train touristique. On repasse chez Hervé L. pour lui rapporter la clé."
Mardi 29 : Gouffre du Briant
Sur le causse Martel, tout près de la perte de la Couze, rivière que nous allons rejoindre après quelques puits, et parcourir sur 3,5km jusqu'au siphon terminal. Le début est bien boueux, on y laisserai les bottes si on en avait ! Heureusement au plus on avance et moins il y a de boue. Elle fini par disparaître et laisser place à une magnifique roche bien errodée et très propre
Une partie du groupe fera demi-tour à mi-chemin. Un affluent vient grossir le débit de la rivière. Puis la progression devient moins aisée, dans une galerie toujours grande mais très déchiquetée. Une très belle explo très aquatique. Le clou du séjour !
Mercredi 30 : Après 4 jours non stop de spéléo, même Yves demande une trêve ! Donc journée "libre", mais tout de même pour certains une grosse rando de 23km (Dédé y laissera son genoux).
Balade en vélo pour Michel et moi, et visite du gouffre aménagé de Padirac pour d'autres.
jeudi 31 : Combe Negre. Compte rendu d'Yves
"Chasteau 19, TPST 4h
Participants : Seb, Arthur et Yves
Départ à 9h du gîte pour ½ heure de route. Après le hameau « Les Bouygues », nous tournons un peu sur plusieurs pistes forestières avant qu’Arthur ne trouve la cavité protégée par une grille.
10h30. Nous débutons en équipant le P12 d’entrée, puis cheminement dans une faille avec plusieurs puits équipés (confirmés auparavant par le CDS19) dont un P40. A sa base, débute le 1er méandre d’une centaine de mètres (boyau de l’ARTT) : ramping ou 4 pattes assez facile, jusqu’au P20 où nous laissons notre équipement. Puis nouveau méandre (méandre de la Jonction) étroit et déchiqueté, entrecoupé de quelques petits ressauts équipés (ils passent très bien sans notre équipement). Cette 2ème partie nous parait assez courte et moins difficile que mentionné sur la topo.
Nous aboutissons dans l’affluent de la rivière des Jonquilles.
On le parcourt d’abord vers l’amont jusqu’au siphon, puis prospection courte dans un tout petit affluent avant de repartir vers l’aval.
On débouche ensuite sur la rivière principale qu’on descend presque jusqu’au siphon aval.
Demi-tour pour parcourir l’amont, également jusqu’au siphon.
Petit arrêt pique-nique avant de repartir vers la sortie par le chemin initial (méandres et puits).
Au passage, nous découvrons un Triturus Marmoratus (Triton marbré), puis une petite couleuvre."
Le reste du groupe a prévu la visite de Lascaux 4 en fin de journée. En attendant l'heure de la visite, nous faisons une ballade en vélo vers Sarlat pour Michel et moi (40km), et du tourisme dans la vallée de la Dordogne pour les autres.
Vendredi 1er Aout : 2 groupes en spéléo
Event de Mirandol : récit déjà fait par Yves pour la visite du lundi, donc je ne rajoute que quelques photos.
Grotte de Fontille : compte rendu d'Yves
"Réseau de la Couze, TPST : 4h30
Participants : Seb, Arthur, Félicie, Richard et Yves
Les indications précises du descriptif nous permettent de trouver immédiatement, à 50m de la route, l’entrée artificielle fermée par une plaque d’égout.
10h30. Cette cavité débute par un P6 artificiel suivi d’un court méandre puis d’un ressaut qui aboutit dans la galerie fossile.
Notre visite de celle-ci commence par l’amont (sur la droite). C’est une vaste et très haute galerie, plus ou moins large et très, très concrétionnée, avec des murs d’aragonite. Il nous faut souvent escalader d’imposantes coulées de calcite avec ou sans corde fixe. C’est très beau.
Une très grosse coulée de calcite à descendre n’est pas équipée. Seb retourne à la base de l’entrée pour rapporter une corde et ainsi équiper cette coulée de 6m ainsi qu’une main courante (broches en place).
Par endroit, le taux de CO2 doit être important car on a du mal à respirer.
Plus loin, la progression se fait en oppo au-dessus d’une faille profonde et étroite. On avance ainsi jusqu’au bout de la galerie (≈ 900m).
Retour à la base des puits et pique-nique. On est tout proche du tunnel SNCF et un bruit sourd nous indique le passage d’un train.
On part ensuite visiter la partie aval. Elle présente de magnifiques gours remplis à moitié d’eau. La galerie est plus large avec des concrétions en forme de gros champignons ou de boudins.
Plus loin, un gros bruit ressemblant à la chute d’un gros bloc provient du fond de cette galerie. Bizarre !!! En progressant, on tombe sur la cheminée d’aération du tunnel ferroviaire creusé lors du percement du tunnel, afin d’évacuer la surpression d’air lors du passage d’un train. Cette grotte fut découverte lors du percement de cette cheminée. Le bruit entendu précédemment devait être dû au passage d’un autre train en sens inverse. Par une vieille échelle, Seb et Arthur descendent voir et arrivent presque au niveau des rails.
Cette galerie, plus courte que la première, s’arrête peu après.
Retour vers la sortie (15h00)."
Pendant ce temps Marie, Dédé, Alain, Chantal et Hervé font une petite visite à Alain qui habite le secteur
Et le soir, repas de fin de camp (même s'il reste encore un jour) dans un resto de Meyssac
Samedi 2 : Affluent des Jonquilles
C'est le principal affluent du réseau de la Couze, visité précédemment. L'accès par un puits artificiel permet d'accéder de l'autre coté du siphon, terminal atteint lors de cette précédente explo. Après avoir descendu un P7 et un P30, nous arrivons dans la galerie. D'abord bien boueuse comme d'habitude dans la région, elle devient propre, belle et bien aquatique. La roche est très déchiquetée et d'une belle couleur ocre et jaune. La progression sur 1,5km est parfois rendue pénible par les roches acérées.
Pic pic vers 15h (il était temps !) et lavage du matériel au lac du Causse
Pendant ce temps une partie du groupe part en balade vers Aubazines pour voir le canal des moines, long de 1,5km et datant du 12ème siècle. Il servait à alimenter en eau un monastère cistercien.
Le lendemain nous rangeons nos affaires et c'est le départ. Encore un beau camp, dans une région que nous ne connaissions pas. Au total 7 cavités ont été visitées, nous avons aussi fait de sympathiques balades dans des villages typiques.
Encore quelques photos de bons moments passés ensemble
Et vue l'état des troupes il était quand même temps que cela se termine !!!
Laure