SPELEOLOGIE, CANYON, ESCALADE, VIA CORDATA
GROTTE DE GOURNIER
Dimanche 21 janvier 2007
Participants:
Equipe1: Siphon 1
- François Alleoud (Chourum,Gap)
- François-Eric Cormier
- Jac Morel (Chourum, Gap)
Equipe 2: Salle Chevalier
- Cat Matteoli (SCT)
- Didier Cornen (Didou) (ACV,SCT)
- Jean-Marc Bianco (SCT)
TPST: 7H 15
Entrée 9h45 - sortie 17 h
Temps déroulé:
Equipement et fond de la galerie fossile:1h15
Cascade de 12m : 1h 30 en comptant l' habillage néoprène
Siphon 1 :45'
Pour l'équipe 2 Salle Chevalier: 30'
Visite siphon 1 avec manip puis retour au bas de la diaclase Albert et repas 1h 15
Retour: 2h 30 sans se presser.
Conditions aquatiques:
22 mm au limnimètre du lac, débit faible, estimé à 20 / 25 l/s
Equipement:
Accès à la galerie fossile : déséquipé.
Accès utilisé : 2ème accès à la rivière.
Main-courantes avant la C 12 : elles sont constituées de fils clairs anciens, ou de barres alu de 1 m de longueur scellées aux deux extrémités par soudure sur plaquettes maison. Etat général correct sauf une barre dont une des deux attaches est cassée. Elle pend donc sur 1 m au dessus de l'eau. Passage acrobatique en ponto. Quelques passages tire-bras en rive gauche.
Ressauts avant la C12 : cordes utilisables, état correct. Un passage sur la gauche un peu délicat à la descente (utilisation d'écailles rocheuses en bordure de la cascade qui arrose bien). Il est possible de tirer un petit rappel avec une corde 12 m.
Cascade de 12 m : corde en bon état, main-courante OK, diamètre 9 mm.
Ressaut du Shunt du P40 : Corde d'accès à la lucarne en bon état (environ 50 m de corde en 9 mm). Cordes d'accès au-dessus de la lucarne en bon état (1 dév) (environ 50 m de corde en 9 mm).
Diaclase Albert : équipée, cordes en bon état, de différents diamètres. La corde descendante est lovée pour éviter les dégats dû à l'eau.
Cascade de 17 m : équipée, corde état correct, difficilement protégeable de l'eau.
Siphon 1 : le radeau est toujours là, il reste un seul tube étanche avec bouchon. Deux autres tubes ont été bouchés avec de la chambre à air de camion. Efficace mais il faut vérifier l'état des chambres à air avant de partir dans le siphon.
Cheminement:
Accès à la salle Chevalier : le descriptif de Baudouin Lismonde est très correct. Voici un extrait avec quelques compléments fournis par G. Marbach pour éviter le P40:
-----
On sait qu’on arrive sous la salle Chevalier quand on passe sous des douches successives et qu’on rencontre deux arrivées d’eau sur la gauche. On bute alors sur une base de puits. Il n’y a plus d’eau et tout dégoulinant de l’eau des douches, on se demande où est la suite et si par hasard le réseau ne serait pas en crue tellement les douches sont fortes.
Pour trouver la suite revenir en arrière sur 10 m. L’eau sort d’une paroi en rive droite, une fissure remontante s’ouvre juste en aval. (On y trouvera un cairn, l’endroit est assez évident). Remonter la fissure sur 4 mètres et s’engager (à droite) dans la conduite forcée horizontale de 1 m de diamètre qui lui succède et est surcreusée par endroit. Au bout de 7 m, une lucarne de 50 cm de diamètre s’ouvre à gauche. S’y engager. Elle débouche dans une galerie sombre et un peu ruisselante formée par des blocs (base du grand éboulis). Prendre à gauche sur 1 m et chercher à monter dans une cheminée entre les blocs (si on n’était pas monté entre les blocs on serait arrivé au-dessus de la cascade de la galerie du bas). On débouche 5 m plus haut dans une galerie qui marque le début de la salle Chevalier.
Sortant des blocs, on voit une cascade à droite et une douche à gauche. La cascade est celle de Gournier, la douche est celle de l’affluent des Parisiens.
(B. Lismonde)
-------
Le passage le plus rapide permet de shunter à la fois la Grande Barrière et tout le détour par l'Affluent des Parisiens.
Après avoir débouché dans la salle, se retourner et continuer à escalader l'amas de très gros blocs, et s'élever ainsi dans la salle. Après 25 à 30 m de remontée, on débouche sur une plate-forme rocheuse. L’escalade est équipée avec une cinquantaine de mètre de corde en bon état.
On a le choix entre deux passages (en regardant la paroi qu'on vient de gravir) :
- à gauche et en montant, on accède par un trajet un peu argileux à l'affluent des Parisiens, via l'aide (?) d'une cordelette de 2 mm en octuple inquiétante. Itinéraire non testé.
- immédiatement à droite et au niveau de la plate-forme, on surplombe un puits arrosé (puits des Belges, qu'on a justement shunté par l'escalade) alimenté par l'eau de la rivière principale, sortant d'une lucarne de la paroi.
Contourner le puits par la droite et monter au-dessus de cette lucarne grâce à une corde de 20 m en place. Après une douche (violente !), quitter l'actif par une galerie s'ouvrant en face et suivre le plus évident. On arrive directement dans la salle du Carrefour, au pied de la diaclase Albert.
Vous trouverez les restes d’un bivouac.
(G. Marbach, modifié.)
----------
Cet itinéraire est vraiment très simple
Jam's
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Cascade de 4 m |
|
Salle Chevalier au niveau de la douche de l'affluent des Parisiens |
Au pied de la la Grande Barrière |
Le samedi soir, nous retrouvons Jam's et ses copains à Autran, où nous rejoignent Laurent et Sandrine. Nous grignotons tout en préparant la journée du lendemain. Puis nous passons le reste de la soirée à voyager grâce aux récits de chacun : Népal, Niger, Cervin, Verneau, les anecdotes de Willy et son kayac ...
Dimanche matin, réveil 6 h 30 ! Nous nous retrouvons vers 9 h sur le parking des grottes de Choranche , 5 minutes après on se serait cru au marché aux puces , puis tout disparait dans les sacs et nous voila en route pour la grotte.
Gonflage des bateaux, traversée du lac, équipement de la vire et nous nous retrouvons tous les six en haut de la méduse, nos compagnons candidats pour le siphon 1 partent d'un pas allègre et nous les retrouvons l'espace d'un instant au moment où ils s'engouffrent dans le réseau actif. Nous enfilons nos néoprènes et Jean-Marc s'aperçoit qu'il a oublié la superbe topo de la salle chevalier que Jam's lui avait passé."Dommage!".
Nous voilà partit dans l'actif , et de mains courantes en escalades nous arrivons au pied de la cascade de 12 mètres qui emplit la galerie d'un vacarme assourdissant .
Cat demande à Jean-Marc : « c'est bien la cascade de 12 ?», Jean-Marc : « Heu, non je ne croit pas !!! »
Nous continuons à suivre la rivière tantôt dans l'eau tantôt sur les fils clairs jusqu'à la fin des douches. Nous trouvons l'accès à la salle Chevalier, décrit par Jam's la veille : petite escalade, ramping dans un boyau et remontée entre les blocs jusqu'à la salle en suivant les cairns dont nous avons largement apprécié la présence. Nous jetons un coup d'oeil rapide à la corde qui monte en haut de la salle vers le siphon 1 et nous nous disons que ce sera pour une prochaine fois. Nous traversons la salle Chevalier en passant sous la douche de l'affluent des Parisiens et en admirant vite fait la cascade de Gournier toute proche, pour nous réfugier au sec au pied de la Grande Barrière .On déchaule, on grignote puis c'est le retour, 2 h plus tard nous revoilà à la salle à manger où nous nous changeons et au moment de partir nous sommes rejoins par Jam's § Co. On se raconte nos aventures en 5 minutes : Jam's et François-Eric ont traversé le siphon sur le radeau et à la nage pour le retour dans de l'eau à 8 ° (un peu fraîche aux dires de Jam's). Tout le monde prend le chemin du retour dans le réseau fossile interminable après 5 h passées dans la superbe rivière de Gournier.
Objectif atteint pour tout le monde, dommage que les photos soient si embuées.
Cat et JMarc