SPELEOLOGIE, CANYON, ESCALADE, VIA CORDATA
Petit compte-rendu de mes 4 jours passés à Nant dans le Larzac. (Par YVES)
Dimanche 23 juillet :
J’arrive en fin d’après-midi au camping du Vialaret à Nant.
Tout le monde est là : Chantal, Alain, Marie, Pat, DD, Didier, Didou, Seb, Hervé, ainsi
que Pierrot et Cathy venus nous rendre visite.
Dans la journée, les autres sont allés à la Grotte de la Cabane de St Paul des
Fonts (Saint-Jean-et-Saint-Paul).
Lundi 24 juillet :
Aven du Bateau (La Roque Ste Marguerite)
Participants : DD, Seb, Hervé, Yves (rapporteur)
TPST : 5h30
Grâce au GPS, on trouve facilement l’entrée, non loin d’un rocher ressemblant
vaguement à un bateau. Ce matin, une pluie fine tombe. Peu importe, on s’équipe, ce
qui fait fuir rapidement la pluie, et nous voilà dans le trou, à équiper les puits. De
belles concrétions au passage. Pas de difficultés dans cette cavité et on arrive dans la
grande salle terminale.
Pierrot (Jean-Pierre Lucot qui était venu nous voir la veille au camping de Nant) nous
avait dit, qu’avec d’autre spéléos du coin), ils travaillaient au fond du méandre pour
découvrir une potentielle suite).
On s’engage donc dans le méandre peu large et peu engageant. Il fait parfois faire du
ramping dans des laisses de boue liquide ! Après pas mal d’effort, on arrive à la salle
terminale où un bivouac est installé, au milieu d’amas de boue ! Rien de très
intéressant.
½ tour par le même chemin, sauf pour DD, Hervé et moi qui continuons dans le bas
du méandre au lieu de passer par le haut. Etant en tête, je me retrouve coincé dans
ce méandre de plus en plus étroit. Obligé de faire ½ tour à reculons sur une dizaine
de mètres ! Seb, quant à lui, est bien passé par le haut, sans problème.
On remonte tranquillement vers la sortie.
A l’extérieur, je mets la chanson «Oh mon bateau » entamée par DD dans le dernier
puits et on la reprend tous en cœur !
Mardi 25 juillet :
Aven de la Portalerie (La Couvertoirade)
Participants : DD, Seb, Hervé, Didier, Yves (rapporteur)
TPST : 4h30
Encore une cavité sans marche d’approche et sans difficulté. Très beau puits d’entrée
(P15) au jour, sur le côté d’un vaste effondrement. En bas, nous parcourons
rapidement la vaste galerie bien concrétionnée. Les ressauts sont équipés en fixe,
notamment le passage au-dessus des gours. On arrive ensuite dans l’immense salle,
terminus des sorties « classiques ». On souhaite aller voir le méandre et atteindre le
siphon. Il nous faut chercher le passage au milieu d’un immense chaos où de très
gros blocs ne demandent qu’à tomber (pas sur nous). Je cherche vers le haut en
faisant quelques escalades non concluantes et c’est Seb qui trouve le bon chemin : 2
ressauts à équiper et à descendre pour atteindre le méandre et l’actif, à sec.
Didier renonce à aller plus loin et fait ½ tour. Long cheminement assez facile dans ce
long méandre concrétionné avec des escalades, des désescalades et un petit puits à
équiper. Juste avant le siphon, on arrive sur une boite aux lettres verticale très
étroite qu’il faudrait équiper. N’ayant plus de corde et vue la faible largeur du
passage, on fait ½ tour. Là encore, je me perds, mais tout seul cette fois-ci, ayant
continué dans une galerie supérieure. Ne trouvant plus de marquage, je rebrousse
chemin et retrouve la bonne voie. Les autres, me croyant toujours devant, ont
déséquipé le petit puits et je les entends Heureusement, un passage bien étroit sur le
côté en escalade me permet de monter en évitant le puits et de les rejoindre.
Pendant ce temps, Didier s’est perdu lui aussi dans la grande galerie d’entrée et a
tourné un moment avant de retrouver son chemin. On le retrouvera ensuite dehors,
somnolant près des voitures.
Le soir, nous allons à la Chapelle des Pénitents, à Nant, voir le film sur l’historique de
l’exploration de la source du Durzon (2200 m de siphon explorés à ce jour !).
Malheureusement, le DVD cafouille puis se bloque avant la fin. Chantal en achète un
exemplaire pour le club.
Mercredi 26 juillet :
Aven du Sot du Merle (Cornus)
Participants : DD, Seb, Hervé, Didier, Yves (rapporteur)
TPST : 6h30
Le repérage de la cavité est simple et on se gare juste à côté.
Cet aven débute à la lumière par une descente dans un vaste trou, suivi par une
longue faille dans laquelle s’enchainent tous les puits jusqu’à -200.
Les puits sont nombreux, bien concrétionnés au départ et avec de nombreux
fractionnements, des déviations et quelques passages étroits que Didier franchira
sans difficultés malgré ses réticences.
L’arrivée sur le lac transparent et vert est magnifique et grandiose.
Une courte galerie bien concrétionnée mène au siphon terminal.
Pique-nique sur le sable en bordure du lac, avant de remonter.
Le soir, nous allons diner chez Pierrot et Cathy, dans leur maison à Sauclières : soirée
barbecue. Un grand merci à eux deux pour ce délicieux repas et cette soirée très
sympathique.
Jeudi 27 juillet :
Randonnée aux Canalettes (ou Canoles)
Participants : DD, Hervé, Didou, Didier, Yves (rapporteur)
Rando de 4h30
Aujourd’hui, repos côté spéléo.
Didou et Didier ayant fait cette très belle rando 2 jours plus tôt, ils nous y emmènent,
en partant 2,5 km avant la source du Durzon. Il fait déjà chaud et, arrivés au niveau
du Durzon, nous entamons la montée par un petit sentier, ombragé heureusement.
Au passage, on récolte sur nous bon nombre de chenilles de pyrale du buis qui
pendent sur des fils !
Arrivés sur le plateau, le décor change : mélange de gros rochers de calcaire aux
formes diverses et d’abris sous roches au milieu d’une végétation clairsemée. Le
sentier est agréable, semi-ombragé avec un peu de vent pour tempérer.
On va ensuite visiter les « canalettes » ou « canoles », ces curieuses failles creusées
dans le calcaire, d’une hauteur d’une dizaine de mètres et parfois ne dépassant pas
30 cm de large. Il fait bien frais au fond de ces failles et ça fait du bien !
Pique-nique à côté d’une ancienne maison forestière, avant de poursuivre sur la piste
et de redescendre parmi les chenilles !
Dans l’après-midi, chacun va nettoyer son matos individuel dans la Dourbie, qui coule
au fond du camping. Certains s’y baignent (au milieu des écrevisses), mais elle est
bien fraiche.
Le soir, nous passons chercher Pierrot et Cathy pour une soirée diner-spectacle à la
Ferme du Benefire toute proche de chez eux. Sympathique soirée dansante avec une
jeune chanteuse interprétant essentiellement des chansons rythmées d’Amérique du
Sud et un repas dont l’organisation laissait un peu à désirer.
Vendredi 28 juillet :
Je repars de bonne heure, direction le Var.
En fin d’après-midi, accompagné par Pierrot, ils iront visiter, sans besoin
d’équipement, la belle Grotte de la Verrière (à Trèves).
Certains repartent le jour même et les autres le samedi.