SPELEOLOGIE, CANYON, ESCALADE, VIA CORDATA
Par sct_aragnous
Participants:
Hôpital sainte Musse: Thierry, Christine, Audrey, Carole, Vanessa, Hélène, Maxime, Cyril
Spéléo Club de Toulon: Dédé, Sébastien, Hervé, Fred, Jonas, Joan ,Fred
Spéléo Club de Sanary: Brigitte
C'est à l'initiative de Thierry de l'hôpital Sainte Musse que Dédé a décidé d'organiser cette sortie découverte de la spéléologie pour lui et ses collègues de travail.
C'est ainsi que le samedi 25 septembre nous nous retrouvâmes à 8 spéléos pour faire découvrir la spéléos à l'équipe des 9 personnes du service pharmacie de l'hôpital.
Après avoir équipé nos hôtes de casques avec éclairage et qu'ils aient revêtus de vieux vêtements, nous voilà partis sur le chemin qui nous conduit à l'entrée de la grotte.
Peu après l'entrée, le plafond s'abaisse, et la progression s'effectue à 4 pattes dans une petite galerie pas large du tout. La galerie est bien propre car lavée par l'eau qui la noie lors des grandes crues. Evidement aucun risque aujourd'hui car au Ragaïe il faut qu'il pleuve fortement sans discontinuité pendant 2 jours pour que la crue s'amorce . Voilà qui rassure nos hôtes.
Passé cette zone, nous pouvons enfin nous redresser, et évoluons dans une galerie où on se sent beaucoup plus à l'aise.
Nous atteignons rapidement une grande laisse d'eau appelée pompeusement lac. Le niveau est bas et on ne se mouille que jusqu'aux cuisses, un peu haut pour certains .
Peu après le lac, il faut franchir un ressaut en escalade, nous guidons et aidons nos hôtes.
La progression est alors variée, parfois debout dans une jolie galerie, à 4 pattes sur sol tapis de Fakir , aïe les genoux, puis de nouveau des laisses d'eau qui nous rafraichissent jusqu'à la taille . L'ambiance entre nous est sympa, lors des pauses nous en profitons pour parler de notre passion des grottes, de ce monde intime constitué d'eau et de roche. Certes la vie y est aussi un peu présente, quelques micro crevettes cavernicoles invisibles. Parfois nous croisons nos amies chauve souris habitantes discrètes et moins éphémères que nous de ces lieux.
Nous arrivons bientôt à une salle en pente légère avec un sol sableux, la bien nommée salle des sables. Une pause s'impose et tout le monde éteint son éclairage pour gouter l'espace d'un petit instant au noir absolu et à la quiétude du lieu.
Nous continuons notre progression jusqu'à la voute mouillante, C'est un passage ou l'eau se retrouve très près du plafond de la galerie. Ici on n'a pas pied, notre visite s'arrête là.
Au delà de cette voute, la galerie reprend jusqu'à un premier siphon. Un siphon est un passage où la galerie est noyée, réservée aux plongeurs spéléos.
Derrière ce siphon, il y en a de nombreux autres qui conduisent après de nombreuses heures de progression à une autre grotte: la Baume de Néoules . Ce n'est que cet été que les plongeurs spéléo ont effectué cette jonction entre ces 2 cavités. En spéléo, les explorations ne sont jamais terminées, et de nouvelles découvertes sont régulièrement faites . L'attrait de la découverte de ces terres inconnues porte notre passion pour la spéléologie.
Nous engageons notre retour, au passage Dédé nous conduit à la salle des carottes, on y accède par une escalade facile. Nous installons une corde pour faciliter le passage.
Lors de sa découverte cette salle était ornée du sol au plafond de belles concrétions blanches et pour certaines orangées. Malheureusement, cette salle trop facile d'accès dans cette cavité facile a été salie et en partie saccagée.
Située en hauteur, cette salle a été à jamais abandonnée par l'eau vive des crues. Elle a servie de refuge en 1995 à des spéléos surpris par la montée des eaux.
Nous y faisons une petite pause avant de repartir vers la sortie.
Nous voilà sortis, nous retrouvons les odeurs d'ozone et de végétation, une douce chaleur nous enveloppe et nous apprécions enfin à sa juste valeur l'irradiation de cette belle lumière provençale.
Il est temps de fêter cela autour d'un apéritif avant de nous séparer et de revenir à notre vie quotidienne.
Joan
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